Honda et Nissan s’associent pour concevoir le cerveau des voitures du futur

  • La fusion entre Nissan et Honda a échoué l’année dernière, mais ils collaborent désormais d’une nouvelle manière.
  • Les deux entreprises ont annoncé qu’elles développraient des ordinateurs et des systèmes d’exploitation communs pour des véhicules définis par logiciel.
  • Les véhicules basés sur ces nouvelles plateformes devraient être lancés à partir de 2029, ont indiqué les sociétés lundi.

Ça se passe enfin : Honda et Nissan unissent officiellement leurs forces. Les constructeurs automobiles japonais avaient presque fusionné, mais les négociations n’ont pas abouti l’année dernière. Désormais, les entreprises ont annoncé des plans concrets pour travailler ensemble sur des véhicules définis par logiciel, alors qu’elles s’efforcent de faire face à ce qui vient de Chine et de la Silicon Valley.

Lundi, les entreprises ont annoncé avoir conclu un accord de développement conjoint visant à standardiser les unités de commande électroniques (ECU) centrales, les systèmes d’exploitation des véhicules, le middleware et les logiciels de contrôle des véhicules pour les modèles à venir. Plus précisément, les ECU comprennent des ordinateurs centraux haute performance et des ECU zonales qui contrôlent des zones spécifiques du véhicule.

« Reconnaissant la nécessité de renforcer la compétitivité grâce à des cycles de développement plus rapides et à des investissements plus efficaces, les deux groupes ont mené des études approfondies sur une éventuelle collaboration dans le domaine logiciel », indiquent les entreprises dans un communiqué.

Bien que le communiqué de presse de Honda ne mentionne pas explicitement les véhicules électriques, il indique que les nouveaux ECUs et systèmes d’exploitation des véhicules soutiendront les SDV à venir en 2029 et au-delà. Le communiqué précise également que les deux marques continueront d’explorer des technologies qui « accélèrent les progrès vers la neutralité carbone ». 

En s’associant pour créer du matériel et des logiciels communs, Honda et Nissan affirment pouvoir développer les technologies plus rapidement, tout en réduisant les coûts de développement. Le fait de partir des mêmes ordinateurs et puces pourrait aussi les aider à tirer parti d’économies d’échelle plus importantes.

Qu’en pensez-vous ?

Cette alliance pourrait être une bonne nouvelle pour deux constructeurs qui ont traversé des périodes difficiles récemment — et particulièrement sur le terrain des véhicules électriques. Honda a récemment enregistré sa première perte annuelle depuis son entrée en bourse et a imputé une part de ce recul à une concurrence rapide et technologique en provenance de Chine. Le Prologue de Honda suit l’Acura ZDX sur le marché américain, ce qui laisse l’entreprise sans véhicule électrique sur le territoire. Les ventes mondiales de Nissan ont chuté au cours de six des sept derniers exercices fiscaux. Il dispose encore de la Leaf, mais l’Ariya a lui aussi échoué. Travailler ensemble pourrait les aider à rattraper des concurrents comme Hyundai, Toyota et General Motors — sans parler de BYD et Tesla.

Plus importante encore, cela aide Honda et Nissan à prendre pied sur le marché chinois en croissance, où disposer d’une technologie définie par logiciel est crucial. Cette alliance ne sera peut-être pas la dernière collaboration du genre que l’on voit au Japon. Toyota a récemment affirmé que les constructeurs japonais devraient s’associer s’ils veulent survivre face aux constructeurs chinois.

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